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 En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!

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Le Gauchiste

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MessageSujet: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Jeu 29 Jan - 5:38:49

En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!




Les économistes bourgeois le reconnaissent: le capitalisme traverse sa plus grave crise depuis 1929. Sous couvert de mesures de « relance de l’économie » (faut-il la relancer ? voulons nous vraiment continuer à vivre pour un taux de croissance du PIB?), les gouvernements du monde entier accordent des centaines de milliards d’euros d’ « aides » aux banques et aux entreprises. En France, l’UMP (Union pour une Minorité de Privilégiés) prend prétexte de la crise pour justifier la privatisation des quelques secteurs qui y avaient jusque-là échappé, ainsi que les suppressions de postes massives dans la fonction publique (sauf dans la police, bien entendu!). Le nombre de travailleurs pauvres ne cesse d’augmenter, tout comme celui des chômeurs (plus de 70 000 suppressions de postes pour la seule journée du 26 janvier en Europe et aux États-Unis). Pire, une concurrence insupportable est institutionnalisée entre les travailleurs français et les travailleurs immigrés, entre les personnels statutaires et non-statutaires, . A cela il faut ajouter que, par la voix de son porte-parole Frédéric Lefebvre, le parti au pouvoir a annoncé qu’il comptait aller plus loin dans la remise en cause du droit de grève, histoire d’ôter aux salariés les moyens de se défendre…

A l’occasion de cette crise, chacun a pu constater le naufrage complet des divers partis politiques dont l’objectif était initialement d’en finir avec le système économique basé sur la propriété privée des moyens de production. Le mal nommé Parti Socialiste se lance dans des gesticulations parlementaires qui n’intéressent que lui-même. La LCR, en se transformant en NPA, s’apprête à devenir officiellement ce qu’elle a toujours été dans les faits : un rabatteur de voix pour la gauche gouvernementale – cette gauche qui, lorsqu’elle est aux affaires, mène exactement la même politique que la droite (si ce n'est encore pire, car elle trompe honteusement les classes populaires). Lutte Ouvrière se demande comment faire pour avoir un maximum d’élus aux prochaines élections européennes et, perdue dans ses réflexions, en oublie complètement la lutte des classes. Quant au Parti Ouvrier Indépendant, il a trouvé l’astuce pour ne pas avoir à remettre en cause le capitalisme : tout est la faute à l’Union Européenne !

Le véritable clivage n’oppose donc plus la gauche à la droite, mais ceux qui veulent voir crever le capitalisme à ceux qui souhaitent qu’il se maintienne. Bien que soutenu, directement ou indirectement, par les principaux partis politiques, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, le capitalisme est plus vulnérable que jamais. Sarkozy et les mafieux de l’UMP le savent. C’est notamment pour cela qu’ils cherchent à étouffer dans l’œuf toute contestation, accusant d’être des « terroristes » celles et ceux qui refusent l’actuel système et ses valeurs mortifères, les emprisonnant parfois (Julien, Isa…). La situation est à ce point explosive que le gouvernement déploie « préventivement » des milliers de flics et de militaires en toutes occasions: une poignée de lycéens qui manifestent dans les rues (polluées) de la capitale, un Noël, une Saint-Sylvestre, un match de football France-Uruguay…

Pour faire diversion, les partisans du capitalisme (entre autres, les fachos et les religieux) cherchent à raviver les vieilles lunes réactionnaires que sont la xénophobie et les communautarismes. C'est aussi une politique étatique habituelle que de désigner comme responsables du marasme des boucs-émissaires (sans-papiers, arabes, juifs…) pendant que les véritables coupables ne sont pas inquiétés. Nous, nous savons qui sont nos ennemis : l'État, les patrons, la bourgeoisie et son personnel politique, ses journalistes, ses ridicules « experts »… Et nous savons aussi où les trouver : à la tête des entreprises, dans les beaux quartiers, au parlement et dans ces médias souvent aux mains de marchands d’armes et toujours aux ordres du régime : de TF1 à Libération en passant par Europe1, Le Monde et Le connard encrouté.

Nous n’oublions pas d’inclure dans la liste des défenseurs patentés du capitalisme les bureaucrates corrompus qui dirigent les syndicats : si ces gens-là n’existaient pas, la classe dominante les inventerait. Gardes-chiourmes de la classe ouvrière, leur seule occupation est de sauvegarder leurs privilèges bureaucratiques en freinant des quatre fers dès qu'apparaît un mouvement social un peu trop vindicatif. Lesdits bureaucrates ne prennent même pas la peine de dissimuler leur hostilité aux luttes des travailleurs. Il y a quelques jours encore, François Chérèque (CFDT) estimait « inadmissible » la grève des cheminots de la gare Saint-Lazare tandis que Joseph Thouvenel (CFTC) pondait une tribune dans Le Figa-rot (jeudi 15 janvier 2009) sobrement intitulée « Trop de grève, tue la grève » – tribune dans laquelle il s’en prenait à « la bonne vieille pratique marxiste de la lutte des classes »« Il faut savoir terminer une grève » disait déjà le stalinien Maurice Thorez en 1936...

Il ne faut pas compter sur ces syndicats pour jouer un quelconque rôle positif dans nos combats actuels et futurs. Pourtant, le temps presse car le capitalisme ne s’effondrera pas tout seul… Or, l’Histoire et l’actualité (Irak, Afghanistan, Palestine) sont là pour nous rappeler que la méthode la plus efficace qu’a trouvé la classe dominante pour relancer son économie c’est une bonne guerre. Quant à nous, nous rejetons les délires nationalistes et, nous inspirant des révoltes du monde entier – de Oaxaca à Athènes –, nous mettons en avant ces mots d’ordre :

A bas l'État, les flics et les patrons!
Grève générale autogestionnaire!
Bloquons tout!
Libérons-nous!

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Clairwill



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Dim 21 Juin - 2:39:33

Bonsoir.

Je n'ai pas bien compris l'axe politique défendu par ce forum. Comme tout le monde aujourd'hui tu es anti-capitaliste. Comme tout le monde depuis toujours en France disons...

J'ai bien hate d'échanger avec toi quelques idées, car finalement, les collectivistes sont partout, mais souvent illetrés.

Moi, je suis libertarien, athée radical, anti-écologiste pour faire bref. Mes penseurs de références sont Ayn Rand, Hayek, Rothbard, Hoppe, Stirner.

Alors voilà, avant toute chose et dans le calme, je voudrais te demander d'éclaircir le point suivant :


Tu es contre l'Etat - tout comme moi - et contre la propriété - pas comme moi. C'est à dire que tu es collectiviste dans le sens où la propriété individuelle devrait être collectivisée pour être plus juste c'est bien cela ?

Je ne vois pas d'issu au problème qui suit la collectivisation. Il doit bien émerger un chef ou un pouvoir pour diriger, administrer ou allouer ces différentes ressources non ?

Enfin, j'aimerai savoir ta position sur l'individualisme. En tant qu'autogestionnaire, quelle place accordes tu à l'individu dans une communauté - ou "commune" comme le dit le comité invisible je crois.


Voilà, je finis mon premier post. J'espère que tu me répondra pacifiquement pour me faire comprendre tes idées qui m'intéressent. Je pourrais en retour d'apporter mon point de vue sur la crise qui n'est pas du à un quelconque libéralisme. Libéralisme qui n'existe point aujourd'hui, car nous vivons dans un système socialiste globale où l'individu est nié au profit de la collectivité. Tous les problèmes viennent de l'Etat et de ses dérivés selon moi. La propriété est la fondation de la liberté humaine et de l'individualisme que je défends.


Bien à toi.
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Le Gauchiste

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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Mar 30 Juin - 0:23:44

Je répond vite fait à tes conneries, en passant...

1°) Malheureusement, "tout le monde" n'est pas anticapitaliste, arrête tes brèves de comptoir. Si "tout le monde" était anticapitaliste aujourd'hui, le capitalisme n'existerait plus. Je veux bien croire - pourquoi pas - que les Français aient été des précurseurs en certains domaines, mais enfin... De là à affirmer qu'ils sont anticapitalistes "depuis toujours", il y a une marge! Étaient-ils déjà anticapitalistes il y a un millénaire, quand le capitalisme n'existait pas? Ou même il y a seulement 200 ans, quand le capitalisme et la bourgeoisie représentaient, à certains égards, un immense progrès par rapport à la monarchie et à la noblesse?

2°) Je ne vois pas de collectivistes partout, contrairement à toi. Tu peux me dire où tu habites et où tu travailles ? J'irais y faire un tour, à la recherche d'autres affreux collectivistes dans mon genre. Quant au fait que les collectivistes sont souvent "illetrés"... Laisse-moi rire! Tu ne sais même pas écrire le mot "illettré" et tu veux nous donner des leçons ... Imbécile, va!

3°) La raciste militante Ayn Rand, qui qualifiait les Arabes de "sauvages", fait partie de tes "penseurs de référence", c'est bien ça que tu es en train de me dire?

4°) Tu as l'air impatient d'"échanger quelques idées" avec moi... The reverse isn't true lol! Je t'explique pourquoi, en deux mots.
Tu considères que le socialisme est partout. Je dis au contraire que le capitalisme est partout. A l'extrême-droite et à la droite de l'échiquier politique, évidemment, mais aussi à sa gauche - où le capitalisme est accepté depuis longtemps.
De la France au Brésil en passant par la Suède, Israël et la Grande-Bretagne, la gauche a pu rester au pouvoir 5, 10, 15 voire 40 ans d'affilée sans que cela fasse disparaître en quoi que ce soit le système économique basé sur la recherche du profit (en réalité, dans la majorité des cas, le capitalisme est sorti renforcé d'un passage de la gauche au pouvoir). Même Hugo Chavez - souvent présenté comme un "rouge" par ses détracteurs (et ses partisans, d'ailleurs) - a affirmé, le 1er décembre 2006: "Je suis au pouvoir depuis huit ans et le secteur privé a été consolidé."
L'extrême-gauche (en France, principalement: NPA, LO, POI) n'est pas non plus contre le capitalisme: elle demande seulement quelques nationalisations et/ou l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits et/ou des augmentations de salaire et/ou l'arrêt des suppressions de poste dans la fonction publique. Ces revendications n'ont rien d'intrinsèquement révolutionnaires.
Il n'y a pas jusqu'à certains libertaires qui ne soutiennent désormais le capitalisme, de Michel Onfray (qui produit pourtant aussi des analyses incisives) estimant impossible la disparition de la société de classes jusqu'à ces quelques prétendus anarchistes acceptant de servir la soupe à Stéphane Courtois sur Radio Libertaire.

Bref: le capitalisme est défendu par toutes les forces politiques et la plupart des medias lui sont également favorables (logique, puisqu'ils sont détenus par des capitalistes). Si tu veux tresser des lauriers aux capitalistes, il y a mille autres endroits que ce forum pour le faire. Ici, il n'est pas permis de faire l'apologie du Marché, de la main invisible et autres croyances religieuses (donc meurtrières).

Je t'imagine d'ici te réjouir de mon propos, y voir une preuve supplémentaire que les communistes sont "liberticides". Effectivement, je rejette ta conception de la "liberté humaine" inspirée de la raciste Ayn Rand et du crétin Hayek (qui n'était pas pour la démocratie, même si l'on s'en tient à l'acception bourgeoise "classique" de ce terme)... Cette conception de la "liberté" prétendait éviter à l'humanité de s'engager sur la route de la servitude, elle a mené à la dictature pinochétiste et aux sinistres plans d'ajustements structurels du FMI... Va dégueuler ta prose nauséabonde ailleurs.

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sheerk



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Mer 19 Aoû - 15:33:19

Pour moi les "libertariens" sont des imbéciles, prôner la disparition de l'état en maintenant la propriété privé des moyens de productions, sa ne saurait donner naissance à rien d'autre qu'une tyrannie comme l'humanité n'en a encore que peu connue. Il y'a un documentaire qui compare les multinationales au cerveau humain et elles présentes toute les caractéristiques d'un psychopathe(!!!), et vous voudriez que plus rien ne les contrôles???
Voici le documentaire: the corporation avec notamment : Noam Chomsky, Michael Moore et Naomie Klein.


Dernière édition par sheerk le Mar 25 Aoû - 14:26:57, édité 1 fois
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hot sauce



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Ven 21 Aoû - 11:35:53

C'est même pire que ça, pour moi les libertariens c'est l'équivalent des staliniens côté bourgéois avec leur opposition simpliste Etat/privé. En somme des imbéciles pour lesquelles leurs théories sont inapplicables, irréalistes d'un point de vue capitaliste aussi bien historiquement avec les grosses entreprises qu'ont vu le jour grâce à l'appui de l'Etat (Total par exemple) qu'aujourd'hui où les 2 se conjuguent...y a qu'à les voir quand la France va en Chine, les représentants de l'etat et des entreprises multinationales sont présents côte à côte, sans compter les milliards injectés en aide aux entreprises..bref on est loin de l'image d'attardé qu'ils veulent nous faire avaler.
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Le Gauchiste

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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Dim 23 Aoû - 20:56:25

Salut à vous! Les vacances (ou l'absence de vacances! Sad ) se passent bien?
J'suis d'accord avec vos remarques. Par contre, réflexion faite, je ne saurais déterminer avec certitude si les "libertariens" sont des imbéciles ou s'ils feignent seulement d'en être! lol!

Et The Corporation est un très bon documentaire Wink

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sheerk



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Mar 25 Aoû - 14:36:20

Le Gauchiste a écrit:
Salut à vous! Les vacances (ou l'absence de vacances! Sad ) se passent bien?

Moi mes vacances sont finie depuis 2 semaines et elles étaient trop courte! Tu n'as pas eu de vacance?
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Le Gauchiste

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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Ven 28 Aoû - 1:32:51

sheerk a écrit:
Le Gauchiste a écrit:
Salut à vous! Les vacances (ou l'absence de vacances! Sad ) se passent bien?

Moi mes vacances sont finie depuis 2 semaines et elles étaient trop courte! Tu n'as pas eu de vacance?

J'travaille pas en c'moment donc ça règle - agréablement - le problème Laughing
Par contre, rentrée à la fac dans deux semaines... Et ça j'm'en serais bien passé! lol!

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Calamity Jane



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Mar 24 Nov - 23:51:23

Nous réclamons la dissolution immédiate de l'empire romain.
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le droit à la paresse



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Jeu 3 Fév - 22:49:37

Hayek et les autres représentants de l'école de chicago n'ont jamais cru un instant à leur fable sur l'anti étatisme, tout au plus s'agissait il de la même soupe que l'on sert au petit bourgeois endetté, bossant 12 heures par jour dans son aliénante petite entreprise en beuglant contre l'inspection du travail et le code du travail.
L'état est indissociable du capitalisme, COMME TOUT SYSTEME D'OPPRESSION, puisque par la force il doit maintenir la propriété privée des moyens de production ,le monde dusse t'il en crever !
De plus, en temps que marxiste, je ne suis pas anti étatique en toutes circonstances, le prolétariat au pouvoir devra centraliser les moyens nécessaires pour imposer sa dictature aux raclures réactionnaires qui tenterons de saboter la future société socialiste. Quand l'état n'aura plus lieu d'être, il disparaîtra de lui même.

Par contre pour moi, et quelque soit l'urgente nécessité de virer les bureaucrates en place, la chine n'est pas encore capitaliste et les secteurs stratégiques de la production restent socialisés. L'affaire du "pauvre tibet" est éloquente, elle a montré un impérialisme pleurant sur le "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" soutenu par les cliques pseudo gauchistes du NPA et autres bras cassés !

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Le Gauchiste

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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Sam 5 Fév - 3:02:16

Je te rejoins sur l'absolue nécessité d'une dictature du prolétariat... Reste à savoir ce que l'on entend par l'expression "dictature du prolétariat". Ainsi, les bolcheviks se réclamaient de la dictature du prolétariat alors même qu'ils instauraient une dictature sur le prolétariat (donnant raison au jeune Trotsky - qui avait compris, dès le début du XXème siècle, ce qu'était le léninisme : cf. son ouvrage intitulé Nos tâches politiques).

Pour ce qui est de la Chine, je dirais que des secteurs stratégiques de la production sont encore nationalisés. Mais rien n'est socialisé en Chine (sauf peut-être la misère, comme partout ailleurs ^^).

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le droit à la paresse



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Sam 5 Fév - 5:16:38

Voila l'éternelle question qui a divisé le mouvement ouvrier depuis si longtemps...la nature de l'URSS...
Je suis militant trotskyste, mais j'ai eu aussi l'occasion de lire Pannekoek ou Bordiga, à titre personnel, et je suis plus enclin à suivre Trotsky sur ce terrain.
Je pense qu'il faut bien comprendre la situation après 17, pour envisager sous un autre angle la politique des bolchevicks. Ils imposent il est vrai une dictature de fer, dans l'attente de la révolution européenne, mais force est de reconnaître que malgré les bavardages des libertaires sur ce sujet, sans Lénine, la situation économique catastrophique ouvrait grand les portes au capitalisme.
Le socialisme et d'autres rapports économiques et humains ne se bâtissent pas sur la famine mais bien entendu hors de la pénurie.

Je ne pense pas que Lénine ou Trotsky représentaient une forme de communisme "autoritaire", je crois qu'ils ont agi comme ils ont pu afin de tenir à tous prix !
L'analyse de trotsky qui n'a jamais cru à une nouvelle forme de capitalisme d'état naissant, voire une nouvelle classe, mais voyait dans le stalinisme un phénomène politique transitoire, le produit du poids de l'arriération économique dans les pays pauvres ou le capitalisme avait été renversé, devant déboucher, soit vers le socialisme à travers une révolution politique et son extension révolutionnaire dans les pays avoisinant ou revenir dans le cycle capitaliste, me semble VALIDE PAR L'HISTOIRE.

Il est intéressant de noter que dans les nombreux affrontements opposant grévistes et les flics à la solde de la clique bureaucratique que connait la Chine, la revendication ouvrière de l'extension de la planification est très courante, et la presse économique américaine a bien compris que même si la bureaucratie est un obstacle à de juteuses affaires (banques nationalisées, impôts élevés sur les entreprises, secteur nationalisé suite à l'expropriation de la bourgeoisie en 48), il faut être très prudent avec une classe ouvrière nombreuse, cultivée, et qui a un aperçu du bonheur capitaliste dans les infâmes bagnes ouvriers que la bureaucratie met à la disposition du capital occidental ou de la situation des masses en ex union soviétique !

Sur la question du parti, je reste persuadé que Lénine a raison contre Pannekoek. Les récents développements de la lutte de classe à travers le monde, montre que quelque soit la volonté d'en découdre de la classe ouvrière, elle est systématiquement trahi par les salopards sociaux démocrates et les appareils syndicaux !
Il faut un parti centralisé, profiter de la moindre faiblesse de nos adversaires, démontrer devant les masses leurs trahisons quotidiennes à travers la politique du front unique, DETRUIRE POLITIQUEMENT LES ORGANISATIONS QUI SONT UN OBSTACLE A LA PRISE DE CONSCIENCE DE CLASSE DU PROLETARIAT, mais soyons clair, dans l'hypothèse d'une révolution à l'échelle européenne et dans des conditions économiques potables, le parti n'a pas à intervenir dans la construction du socialisme, le pouvoir doit être sans CONDITIONS NI RESTRICTIONS CELUI DES SOVIETS !
Le parti aide à la prise du pouvoir, et peut dans des circonstances extrêmes assumer ce dernier, mais quand l'étreinte du capitalisme se relâche ou n'existe plus, c'est à la classe ouvrière d'agir. Quelque soit la forme prise de la gestion de l'économie lors de la période de la dictature du prolétariat (état ouvrier ou autre) les armes doivent rester dans les mains des masses sous la directions des conseils de travailleurs.

Débat intéressant....
Cela n'empêche pas que vos critiques de LO et du NPA sont pertinentes et totalement fondées. LO n'est qu'une secte franchouillarde et son journal le "france soir" de l'extrême gauche !
Le NPA, lui, est une organisation réformiste qui dans l'attente de la construction d'une alliance front populiste avec le PC et le PG, finit de saborder ce qui lui restait de verbiage "révolutionnaire".
Oser signer un document en commun avec le PS pour exiger que la france et l'UE aident à une transition démocratique en Tunisie est une infamie qui repousse définitivement cette organisation dans le camps de la bourgeoisie ! On ne parle plus de classe ouvrière, mais de "peuple", on jacasse et respecte les dires de la "communauté internationale" qui n'est qu'un repaire de brigands impérialistes.
Détail croustillant qui montre combien le NPA sur cette affaire est à vomir, ben ali était membre de la II ème internationale, elle même dirigée par la grenouille de bénitier ségolène royale !

Dans un monde ou les gouvernements impérialistes se retrouvent avec un personnel politique totalement discrédité, les sous fifres "gauchistes de gouvernements" ont le vent en poupe ! Voila la leçon a tiré du déplacement de besancenot en Tunisie qui n'est à l'occasion que la couverture gauchiste de l'impérialisme français..



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Le Gauchiste

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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Mer 9 Fév - 7:04:52

Camarade trotskyste, bonjour/bonsoir !

Pannekoek, Bordiga : je vois que tu as de saines lectures ! Wink
Ce sont justement ces auteurs (et d'autres, dont les situationnistes) qui ont contribué à me détourner définitivement du trotskysme.

Concernant la nature de l'URSS, pourquoi ne pas donner la parole à Lénine ? En 1918, ce dernier considérait explicitement qu'il fallait instaurer un capitalisme d'État en Union Soviétique (cf. Sur l'infantilisme "de gauche" et les idées petites-bourgeoises) avant de pouvoir atteindre le socialisme :

Lénine a écrit:
Si les paroles que nous venons de citer appellent un sou­rire, c'est un rire homérique que provoque la découverte faite par les « communistes de gauche » et selon laquelle si « la déviation bolchévique de droite » l'emportait, la République des Soviets risquerait d' « évoluer vers un capita­lisme d'Etat ». Voilà qui semble bien fait pour nous rem­plir d'effroi ! Et quel zèle nos « communistes de gauche » ne mettent‑ils pas à répéter dans leurs thèses et dans leurs articles cette redoutable découverte...

Or, ils n'ont pas songé que le capitalisme d'Etat serait un pas en avant par rapport à l'état actuel des choses dans notre République des Soviets. Si, dans six mois, par exemple nous avions instauré chez nous le capitalisme d'État, ce serait un immense succès et la plus sûre garantie qu’un an plus tard, dans notre pays, le socialisme serait assis et invincible.

[...]Le capitalisme d'Etat serait un immense pas en avant même si (et c'est à dessein que j'ai choisi cet exemple chiffré pour renforcer ma démonstration) nous le payions plus cher qu'à présent, car cela vaut la peine de payer pour « s'instruire », car c'est utile aux ouvriers, car la victoire sur le désordre, la désorganisation, l'incurie est plus importante que tout, car la continuation de l’anarchie inhérente à la petite propriété est le pire, le plus grave des dangers, celui qui (si nous n'en venons pas à bout) conduira certainement à la faillite, tandis que si nous payons un tribut plus élevé au capitalisme d'Etat, cela ne nous nuira en rien, mais servira au contraire à nous conduire au socialisme par le chemin le plus sûr. Quand la classe ouvrière aura appris à défendre l'ordre d'Etat contre l'esprit anarchique de la petite propriété, quand elle aura appris à organiser la grande production à l'échelle de l'Etat, sur les bases du capitalisme d'Etat, elle aura alors, passez‑moi l'expression, tous les atouts en mains et la consolidation du socialisme sera assurée.

Le capitalisme d'Etat est, au point de vue économique, infiniment supérieur à notre économie actuelle
. C'est là un premier point.

Ensuite, [le capitalisme d'Etat] ne contient rien que le pouvoir des Soviets doive redouter, car l'Etat soviétique est un Etat dans lequel le pouvoir des ouvriers et des pauvres est assuré.

Pour Lénine, la Russie de 1918 n'est donc pas socialiste :

Lénine a écrit:
Parmi les gens qui se sont intéressés à l'économie de la Russie, personne, semble‑t‑il, n'a nié le caractère transitoire de cette économie. Aucun communiste non plus n'a nié, semble‑t‑il, que l'expression de République socialiste des Soviets traduit la volonté du pouvoir des Soviets d'assurer la transition au socialisme, mais n'entend nullement signifier que le nouvel ordre économique soit socialiste.

Quatre ans plus tard, Lénine considère désormais que le capitalisme d'État existe en Union Soviétique, comme le montrent notamment ces extraits de son allocution lors du XIe congrès du Parti Communiste (bolchevik) de Russie :

Lénine a écrit:
La troisième leçon complémentaire, est celle qui concerne le capitalisme d'Etat. Je regrette que Boukharine n'assiste pas à ce congrès ; j'aurais voulu discuter un peu avec lui. Mais je préfère remettre cela jusqu'au congrès prochain. Pour ce qui est du capitalisme d'Etat, il me semble que notre presse en général, et en général notre Parti commettent la faute de verser dans le libéralisme, dans l'esprit propre à la gent intellectuelle ; nous raffinons sur la question de savoir ce qu'on doit entendre par capitalisme d'Etat, et nous consultons de vieux livres. Or, ces vieux livres parlent de tout autre chose : ils traitent du capitalisme d'Etat qui existe en régime capitaliste ; mais il n'y a pas un seul livre qui examine le capitalisme d'Etat en régime communiste [note : en "régime" communiste, l'État a rejoint le rouet et la hache de bronze au "musée des antiquités", le capitalisme d'État y est donc impossible]. Même Marx ne s'est pas avisé d'écrire un seul mot à ce sujet, et il est mort sans avoir laissé une seule citation précise, une seule indication irréfutable. Aussi devons-nous aujourd'hui nous tirer d'affaire par nos propres moyens. Et si l'on passe mentalement en revue notre presse, si l'on considère d'un coup d'œil d'ensemble la façon dont elle traite le problème du capitalisme d'Etat - ce que j'ai essayé de faire en préparant mon rapport -, on arrive à cette conviction que l'on tire à côté, que l'on regarde dans une tout autre direction.

Le capitalisme d'Etat, dans toute la littérature économique, c'est celui qui existe en régime capitaliste, quand le pouvoir d'Etat se soumet directement telles ou telles entreprises capitalistes. Or, notre Etat est prolétarien; il prend appui sur le prolétariat auquel il donne tous les privilèges politiques ; par l'intermédiaire du prolétariat, il attire à soi les couches profondes de la paysannerie (vous vous souvenez que nous avons commencé ce travail en instituant des comités de paysans pauvres). Voilà pourquoi le terme de capitalisme d'Etat désoriente bien des gens. Pour éviter cela, il ne faut pas oublier cette vérité majeure, à savoir qu'aucune théorie, aucun ouvrage ne traitent la question du capitalisme d'Etat, tel qu'il existe chez nous, pour la simple raison que les notions habituelles rattachées à ces termes, ont trait au pouvoir de la bourgeoisie en société capitaliste. Tandis que notre société à nous est sortie des rails capitalistes ; elle ne s'est pas encore engagée sur une voie nouvelle, mais ce n'est plus la bourgeoisie qui gouverne l'Etat, c'est le prolétariat. Nous ne voulons pas comprendre que lorsque nous disons « Etat», cet Etat, c'est nous [note : est-ce "la plus authentique 'oligarchie'" qui se cache derrière ce "nous" ? En tout cas, ce n'est ni le prolétariat ni son "avant-garde", puisqu'ils viennent après dans l'énumération.], c'est le prolétariat, c'est l'avant-garde de la classe ouvrière. Le capitalisme d'Etat est un capitalisme que nous saurons limiter, dont nous saurons fixer les bornes, ce capitalisme d'Etat est rattaché à l'Etat, mais l'Etat, ce sont les ouvriers, c'est la partie avancée des ouvriers, c'est l'avant-garde, c'est nous [note : formidable glissement sémantique ! L'État est d'abord assimilé aux "ouvriers" puis, ensuite, uniquement à "la partie la plus avancée des ouvriers". Dans la foulée, l'État devient celui d'une obscure "avant-garde" (artistique ? ou militaire, peut-être ?!?) à laquelle n'est même plus adjoint un quelconque caractère de classe. Et, finalement, l'État renvoie à un "nous" également fort opaque.].

Le capitalisme d'Etat, c'est le capitalisme auquel nous devons assigner certaines limites, ce que nous n'avons pas su faire jusqu'à ce jour. Voilà le hic. Ce que sera ce capitalisme d'Etat ? Cela dépend de nous. Le pouvoir politique que nous possédons est suffisant, absolument suffisant. De même, nous disposons de ressources économiques suffisantes; mais l'avant-garde de la classe ouvrière appelée à gérer directement, à assigner les limites, à préciser sa position propre, à se subordonner les autres au lieu d'être elle-même subordonnée, - cette avant-garde manque de savoir-faire. C'est tout ce qu'il faut avoir, et c'est ce qui nous manque.

Cette situation est sans précédent dans l'histoire: le prolétariat, l'avant-garde révolutionnaire, possède un pouvoir politique absolument suffisant ; et, à côté de cela, le capitalisme d'Etat. L'essentiel, c'est que nous comprenions que ce capitalisme est celui que nous pouvons et devons admettre, auquel nous pouvons et devons assigner certaines limites, car ce capitalisme est nécessaire à la grande masse paysanne et au capital privé qui doit faire du commerce de façon à satisfaire aux besoins des paysans. Il faut faire en sorte que le cours régulier de l'économie capitaliste et de l'échange capitaliste soit rendu possible, car cela est nécessaire au peuple. On ne saurait vivre sans cela.

Conséquemment, dire que Trotsky "n'a jamais cru à une nouvelle forme de capitalisme d'état naissant", c'est aussi bien affirmer qu'il n'a jamais cru bon de s'intéresser sérieusement aux positions de Lénine sur la question... Ce qui est fort dommage, car le père de l'Union dite Soviétique n'est certainement pas le plus mal placé pour juger du caractère de son rejeton !




... edit : Dans son ouvrage Russie et révolution dans la théorie marxiste (éditions Spartacus, Paris, 1975, p. 479), Bordiga met en avant d'autres citations de Lénine particulièrement éclairantes :
--> "Cette victoire [des bolcheviks] ne fera nullement de notre révolution bourgeoise une révolution socialiste."
--> "Non seulement les transformations qui sont devenues une nécessité en Russie n'impliquent pas l'écroulement du capitalisme, mais elles débarrassent effectivement le terrain pour son développement large et rapide, à l'européenne et non plus à l'asiatique."
--> "Cette victoire nous aidera à soulever l'Europe, et après avoir rejeté le joug de la bourgeoisie, le prolétariat socialiste d'Europe nous aidera à faire la révolution socialiste."

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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Mer 9 Fév - 14:50:45

Tes extraits pris dans les textes de Lénine forment le socle du Trotskysme et de la IVème internationale, relis bien :

"Tandis que notre société à nous est sortie des rails capitalistes ; elle ne s'est pas encore engagée sur une voie nouvelle, mais ce n'est plus la bourgeoisie qui gouverne l'Etat, c'est le prolétariat."

Contrairement à ce qu'écrira Bordiga, la classe ouvrière ne se situe pas en URSS uniquement en tant que pouvoir politique !
L'expropriation de la bourgeoisie est un fait réel et avéré : Notre société à nous est sortie des rails capitalistes.
La preuve ? elle est dans la suite de l'exposé de Lénine :

"Parmi les gens qui se sont intéressés à l'économie de la Russie, personne, semble‑t‑il, n'a nié le caractère transitoire de cette économie. Aucun communiste non plus n'a nié, semble‑t‑il, que l'expression de République socialiste des Soviets traduit la volonté du pouvoir des Soviets d'assurer la transition au socialisme, mais n'entend nullement signifier que le nouvel ordre économique soit socialiste."

Oui, société transitoire, une BOURGEOISE EXPROPRIEE, mais dans les conditions économiques arriérées de la Russie, c'est la minorité bolchevik qui tient les rennes du pouvoir, (pas la classe ouvrière, je te l'accorde, même si Lénine reste très attentif à ce sujet), son avant garde, celle qui représente ses intérêts historiques, car tout relâchement de la DICTATURE entraînerait le rétablissement du capitalisme.
Quelle est donc la nature de cette société en phase de transition (donc plus capitaliste, je ne suis plus au point A, je me dirige vers B) mais dont le nouvel ordre économique n'est pas socialiste ?

"Le capitalisme d'état" n'existe pas, et n'a jamais existé, il est utilisé à titre de démonstration par Lénine et l'emploi de ce terme a pour but de faire entendre cette vérité : En URSS nous ne sommes pas dans la phase inférieure du communisme, nous sommes, pour être précis, entre le capitalisme et cette première phase. Pourquoi ? PARCE QUE NOUS SOMMES TROP PAUVRES !

VOILA LA CLEF DU MYSTERE...

Soviets ou pas, la conscience politique des masses et leur praxis ne sont que le reflet du développement des forces productives, n'en déplaise aux anarchistes qui bavardent sur le socialisme dans la pénurie ! Il faut dés lors tenir à tous prix dans l'attente d'une révolution au coeur de l'Europe. L'économie socialiste demande l'intervention constante des masses dans la construction d'un monde d'abondance, c'est alors loin d'être le cas, voila le message de Lénine !

Bordiga réfutera à juste titre l'existence d'un capitalisme d'état, il sait que ce monstre n'existe pas, tout comme Trotsky du reste, qui écrira :

« On peut, sur le plan de la théorie, se représenter une situation dans laquelle la bourgeoisie tout entière se constituerait en société par actions pour administrer, avec les moyens de l'État, toute l'économie nationale. Le mécanisme économique d'un régime de ce genre n'offrirait aucun mystère. Le capitaliste, on le sait, ne reçoit pas, sous forme de bénéfices, la plus-value créée par ses propres ouvriers, mais une fraction de la plus-value du pays entier, proportionnelle à sa part de capital. Dans un "capitalisme d'État" intégral, la loi de la répartition égale des bénéfices s'appliquerait directement, sans concurrence des capitaux, par une simple opération de comptabilité. Il n'y a jamais eu de régime de ce genre et il n'y en aura jamais par suite des profondes contradictions qui divisent les possédants entre eux — d'autant plus que l'État, représentant unique de la propriété capitaliste, constituerait pour la révolution sociale un objet vraiment trop tentant ».


Le parti bolchevique, se doit donc de tenir le pouvoir dans l'attente d'une révolution au coeur de l'europe et de contenir toute tentative de contre révolution qui mûrit et macère pourtant tous les jours, dans et à travers la NEP, non par l'esprit retors de je ne sais quelle fatalité, mais par l'état réel des forces productives !
Le socialisme, voir la première phase de la société communiste ne sont pas à l'ordre du jour en URSS, et pourtant la bourgeoisie en tant que classe a été exproprié au moins dans les villes, le capitalisme des campagnes a la bride au cou, l'économie socialisée répond aux besoins d'un plan et non selon les caprices du marché.
Tentons de maintenir cette situation qui s'apparente au fonctionnement de la poste dans le capitalisme allemand en attendant la révolte de nos frères de classe en europe, voila le message de Lénine.

Dans sa conférence faite le 11 juillet 1919 à l'université Sverdlov, Lénine est on ne peut plus clair :

"Quelles que soient les formes revêtues par la république, fût-elle la plus démocratique, si c'est une république bourgeoise, si la propriété privée de la terre, des usines et des fabriques y subsiste, et si le capital privé y maintient toute la société dans l'esclavage salarié, autrement dit si l'on n'y réalise pas ce que proclament le programme de notre Parti et la Constitution soviétique, cet Etat est une machine qui permet aux uns d'opprimer les autres. Et cette machine, nous la remettrons aux mains de la classe qui doit renverser le pouvoir du capital. Nous rejetterons tous les vieux préjugés selon lesquels l'Etat, c'est l'égalité générale. Ce n'est qu'un leurre ; tant que l'exploitation subsiste, l'égalité est impossible. Le grand propriétaire foncier ne peut être l'égal de l'ouvrier, ni l'affamé du repu. Cet appareil qu'on appelait l'Etat, qui inspire aux hommes une superstitieuse vénération, ajoutant foi aux vieilles fables d'après lesquelles l'Etat, c'est le pouvoir du peuple entier, - le prolétariat le rejette et dit : c'est un mensonge bourgeois. Cette machine, nous l'avons enlevée aux capitalistes, nous nous en sommes emparés. Avec cette machine, ou avec ce gourdin, nous anéantirons toute exploitation ; et quand il ne restera plus sur la terre aucune possibilité d'exploiter autrui, qu'il ne restera plus ni propriétaires fonciers, ni propriétaires de fabriques, qu'il n'y aura plus de gavés d'un côté et d'affamés de l'autre, quand cela sera devenu impossible, alors seulement nous mettrons cette machine à la ferraille. Alors, il n'y aura plus d'Etat, plus d'exploitation. Tel est le point de vue de notre Parti communiste. "

Lénine ne compte pas anéantir toute exploitation avec le gourdin du capitalisme d'état !

Le reste de l'argumentation de bordiga que tu cites reflète uniquement une incompréhension entre stade inférieur du communisme et socialisme, rien de plus !
Bien entendu que la révolution européenne amènera le socialisme en URSS, aucun Marxiste sérieux n'imaginait possible la construction du socialisme dans un seul pays !
Oui la révolution bolchevique combina la révolution bourgeoise et prolétarienne, mais sortir une phrase de son contexte pour tenter de la limiter à la notion de révolution bourgeoise, n'explique pas pourquoi la bourgeoisie a du attendre 1989 pour exercer son pouvoir et pleurer ses innombrables morts dans d'innombrables commémorations maudissant le bolchevisme !
N'en déplaise à toutes les "gauches italiennes", quand la bourgeoisie est expropriée, que la nouvelle classe au pouvoir défend par ses flics, l'armée, les tribunaux un tel état de fait, il ne s'agit plus de capitalisme !


Sans entrer dans une kyrielle de déclarations des uns et des autres, il suffit de regarder le mode et les moyens de production en action.
Du temps de l'URSS sous la botte de Staline et de ses successeurs,, les directeurs d'usines sont si effrayés de finir dans des camps de travail en cas de non respect du plan qu'ils emploient dans leurs usines bien plus d'ouvriers que la production réelle en demande.

La production suivant un plan, en dehors de l'exigence des marchés et le peu d'importance attribué au coût de la valeur de la force de travail sur le sort de la plus-value sont des faits TOTALEMENT INCOMPATIBLE avec le fonctionnement du capitalisme.

Parler de concurrence et donc d'accumulation du capital afin de produire plus et moins cher, le tout entraînant une crise de surproduction, est dans le cadre de l'URSS, au mieux, une mauvaise blague !

"Le 4° Congrès mondial constate avec la plus grande satisfaction que le premier Etat ouvrier du monde, issu de la révolution prolétarienne, a complètement prouvé sa force de vie et de développement au cours des cinq années de son existence, malgré des difficultés et des dangers inouïs. L'Etat soviétique est sorti renforcé des horreurs de la guerre civile. Grâce à l'héroïsme incomparable de l'armée rouge, il a abattu sur tous les fronts la contre-révolution militaire équipée et soutenue par la bourgeoisie mondiale. Il a repoussé toutes les tentatives des Etats capitalistes pour lui imposer, au moyen de ruses diplomatiques et d'une pression économique, l'abandon du contenu prolétarien des buts communistes de la révolution, à savoir la reconnaissance du droit de propriété privée sur les moyens de production sociaux et la renonciation à la nationalisation de l'industrie. Inébranlablement, il a défendu contre l'assaut de la bourgeoisie mondiale ce qui constitue la condition fondamentale de la libération prolétarienne, à savoir la propriété collective des moyens de production. En s'opposant à la reconnaissance d'une dette nationale immense, il s'est opposé à ce qu'on rabaisse les ouvriers et les paysans de la République des Soviets au niveau des serfs coloniaux des capitalistes."





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sheerk



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Jeu 10 Fév - 17:31:36

le droit à la paresse a écrit:



Sans entrer dans une kyrielle de déclarations des uns et des autres, il suffit de regarder le mode et les moyens de production en action.
Du temps de l'URSS sous la botte de Staline et de ses successeurs,, les directeurs d'usines sont si effrayés de finir dans des camps de travail en cas de non respect du plan qu'ils emploient dans leurs usines bien plus d'ouvriers que la production réelle en demande.

La production suivant un plan, en dehors de l'exigence des marchés et le peu d'importance attribué au coût de la valeur de la force de travail sur le sort de la plus-value sont des faits TOTALEMENT INCOMPATIBLE avec le fonctionnement du capitalisme.

Si tu préfère à "capitalisme d'état" on peut dire : nouvelle classe de substitution pour l'économie marchande. Quoiqu'il en soit le stalinisme était détesté par le capitalisme de type privé. certes. Mais en aucune manière il n'était TOTALEMENT INCOMPATIBLE avec le fonctionnement du capitalisme. C'était juste une autre forme de capitalisme qui, cela dit au passage, n'était autre que le plus grand ennemi du communisme. En faite Lénine et les Bolchéviks malgré leur rupture avec la 2ème internationale, ont finalement garder dans leur programme les héritages "bourgeois" de Kautsky et cie, mais à la différence près que le réformisme de la 2ème internationale n'était pas applicable en Russie.





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le droit à la paresse



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Jeu 10 Fév - 19:20:13

Je ne crois pas qu'il s'agissait d'une classe mais d'une caste.
Ceci étant, Trotsky parlait à juste titre de double nature de la bureaucratie, parce qu'à tout mettre dans le même sac on finit par ne plus rien comprendre !
Mao était un stalinien pur jus qui a stoppé par la force toute tentative d'émancipation de la classe ouvrière en 48, mais dans le même temps il sort la chine de la tutelle impérialiste et le pays fait un immense bond en avant !
Devait on défendre la chine contre l'impérialisme ? OUI
Devait on appeler au renversement de Mao par la classe ouvrière ? OUI
Etait ce une révolution fomentée par la bourgeoise ? NON
ETAIT CE PROGRESSISTE ? OUI !!!! Pour les gauchistes, que des millions de chinois puissent manger à leur faim importe peu ...Mao, reagan, même combat, cela évite de se poser trop de questions !

Voila des situations bien difficile pour l'ultra gauche qui refuse par pureté idéologique d'aider les masses trompées depuis des décennies par les directions réformistes, en créant un parti révolutionnaire.
Une bonne excuse pour rester dans un canapé, un livre sur les genoux, le doigt dans le nez....

Voila notre déclaration sur la situation en égypte, tu expliqueras notre rapport avec la IIème internationale !


Une crise de la direction révolutionnaire
Les masses égyptiennes en révolte
La chute de Zine el-Abidine Ben Ali, dictateur de longue date de la Tunisie, a remué fortement le monde arabe et déclenché une révolte populaire en Égypte, le pays le plus peuplé et aussi politiquement le plus important de la région. La puissante classe ouvrière égyptienne, engagée depuis une décennie dans des luttes militantes, joue un rôle clé dans les manifestations de masse secouant le pays. Des ouvriers appartenant à la Fédération générale des syndicats égyptiens contrôlée par l’État, ont défié leur direction en lançant au niveau national un arrêt de travail « illégal ».
La colère des masses et leur volonté de risquer leurs vies dans la lutte pour renverser la dictature exécrée de Hosni Moubarak se sont affirmées à plusieurs reprises au cours des deux semaines passées. La puissance sociale objective du prolétariat en fait le dirigeant naturel de tous les opprimés dans le combat pour briser l’État policier égyptien, et ainsi casser les chaînes de l’impérialisme mondial. Or pour remplir ce rôle, le mouvement ouvrier a besoin d’une direction révolutionnaire, un parti léniniste armé du programme de la révolution permanente. Malheureusement, un tel parti n’existe pas encore, même pas en embryon.
Moubarak est depuis longtemps un des atouts régionaux les plus prisés de l’impérialisme US. Les 1,5 milliards de dollars « d’aide » (pour la plupart militaire) octroyés annuellement à l’Égypte par Washington sont sans pareil à l’exception d’Israël. Au début, la politique US était de faire comme si rien ne se passait, comme le démontre la déclaration du 25 janvier de la secrétaire d’État Hillary Clinton, affirmant que le régime de Moubarak était « stable ».
Lorsque quelques jours plus tard des jeunes manifestants ont débordé les forces de sécurité et réussi à brûler une multitude de commissariats de police (ainsi que la siège politique du parti de Moubarak), les parrains de l’homme fort égyptien ont à contrecœur conclut qu’il était temps de commencer à parler d’une « transition ordonnée ». Actuellement ils penchent pour un « nouveau » régime avec à sa tête Omar Souleimane, l’homme de main en chef de Moubarak (et numéro un pendant longtemps du Service de renseignement égyptien) qui s’engage actuellement dans des négociations avec les très réactionnaires Frères musulmans et autres figures prétendument opposées à la dictature.
Dans l’hypothèse où l’option Souleimane avorte, la classe dirigeante égyptienne pourrait être amenée à tenter l’expérience d’une pseudo-démocratie menée par Mohamed El Baradei (l’ex-chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique de l’ONU) ou une potiche équivalente. Un tel régime ne serait guère plus qu’une feuille de vigne pour masquer l’horrifique appareil d’État militaro-policier. Si une solution « démocratique » s’avère impossible à planifier, le choix ultime pour les dirigeants de l’Égypte sera un putsch militaire.
Le 2 février, dans une tentative de mater la force croissante des manifestations, la police politique de Moubarak a lâché plusieurs milliers de braqueurs et autres gangsters dans une attaque organisée contre les dissidents installés sur la place Tahrir du Caire, le foyer du soulèvement. Plusieurs participants furent tués et il y eut de nombreux blessés, mais les manifestants ont riposté par la création d’unités d’autodéfense improvisées et sont parvenu à repousser les assauts. L’armée égyptienne, qui avait déclaré auparavant qu’elle ne tirerait pas sur les manifestants, n’a rien fait pour barrer la route aux sbires à la solde de Moubarak. Ce fait a sans doute été un révélateur de choc pour les nombreux manifestants et leurs illusions, eux qui scandaient quelques jours auparavant : « le peuple et l’armée, nous ne faisons qu’un ».
La notion que l’armée, dont les galonnés ont soutenu la dictature pendant des décennies, ait prit le parti du « peuple » et de la démocratie est une illusion dangereuse. Le règne de Moubarak a toujours reposé sur la police, les services de renseignement et les forces militaires. Considérés toutes ensemble, ces institutions constituent le noyau de l’État. Toute amélioration importante des conditions de vie des masses impose la destruction (ou « écrasement ») de la machine à répression des capitalistes. Écraser l’État capitaliste impliquera la scission de l’armée en gagnant les appelés des rangs subalternes au camp de l’insurrection.
Beaucoup ayant souffert sous Moubarak s’imaginent que des élections libres mettront fin à la misère généralisée. Quelques-uns appellent à une assemblée constituante pour ébaucher une nouvelle constitution démocratique. Les marxistes appuient les aspirations démocratiques des masses tout en insistant sur le fait qu’une assemblée constituante capable de balayer le règne autocratique exige le renversement révolutionnaire du régime actuel. La question fondamentale posée en Égypte aujourd’hui, est de savoir quelle classe va dominer.
Pour progresser, la révolte anti-Moubarak doit commencer par établir de nouvelles institutions qui permettront aux ouvriers et aux pauvres d’exercer leur pouvoir.
Une phase essentielle de cette quête est l’établissement de nouveaux syndicats indépendants des patrons et de leur État. Il s’impose aussi de mettre sur pied des conseils de délégués provenant de différents lieux de travail et quartiers ouvriers disséminés dans le pays, comme l’ont fait les travailleurs russes au cours des révolutions de 1905 et 1917. Une autre mesure indiscutable est l’organisation de détachements armés d’autodéfense dans chaque entreprise et quartier ouvrier ainsi que de comités locaux pour acquérir et distribuer des vivres, de l’eau et autres produits de première nécessité. De telles institutions peuvent former la base d’un nouvel appareil d’État consacré à la promotion et protection des intérêts des travailleurs et de tous les opprimés. Deux revendications clés dans la lutte contre la tyrannie de Moubarak sont que tous ceux qui sont emprisonnés pour leur opposition politique à la dictature soient libérés immédiatement, et que les principales figures de l’ancien régime soient jugées par des tribunaux ouvriers.
Le problème fondamental auquel font face les masses égyptiennes aujourd’hui peut être décrit comme une « crise de direction ». Les travailleurs et les jeunes au premier plan de la lutte sont déterminés non seulement à en finir avec le régime actuel, mais à se libérer du poids des oligarques qui possèdent et contrôlent la très grande majorité de la richesse du pays. Cette détermination est une condition nécessaire, mais non pas suffisante, pour la reconstruction fondamentale (c’est-à-dire révolutionnaire) de la société égyptienne. Le préalable pour la révolution sociale, c’est la création d’un parti ouvrier révolutionnaire capable de fournir une direction à la lutte pour déraciner le système social qui a engendré Moubarak.
Un parti révolutionnaire en Égypte chercherait à résoudre la question de la misère des masses en revendiquant l’expropriation immédiate des biens de Moubarak (qui a réussi à s’amasser une fortune personnelle de quelques 40 milliards de dollars dans un pays où 40 pour cent de la population joint les deux bouts avec moins de deux dollars par jour). Tous les biens mal acquis des amis bourgeois corrompus de Moubarak devront eux aussi être saisis immédiatement, mais il est vital et nécessaire d’aller au-delà du dictateur sanglant et son cercle immédiat et d’exproprier la classe capitaliste toute entière. Ceci rendrait possible la résolution du chômage chronique dont souffre la jeunesse égyptienne, des soucis plébéiens sur l’alimentation, le logement, les services de santé et d’éducation, à travers l’introduction de la planification économique.
Les autorités essayent de gagner du temps, de regagner le contrôle des rues en jetant aux masses quelques concessions insignifiantes. Washington s’inquiète de l’instabilité du pouvoir et d’une contagion révolutionnaire dans la région et voudrait donc trouver un moyen politique, plutôt que militaire, pour refouler les manifestations. La seule issue pour les travailleurs et jeunes de l’Égypte passe par la création d’une organisation de combat bolchévique disciplinée et formée sur le modèle du parti dirigé par Lénine et Trotsky qui mena les ouvriers russes à la victoire en Octobre 1917.
A bas la dictature Moubarak/Souleimane !
Pas de soutien à El Baradei ou aux Frères musulmans !
Impérialistes : bas les pattes devant l’Égypte !
Pour l’indépendance de la classe ouvrière des patrons et leur État !
Pour un parti ouvrier révolutionnaire en Égypte !
En avant vers un État ouvrier égyptien dans une Fédération socialiste du Moyen-Orient !
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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Ven 11 Fév - 17:59:51

le droit à la paresse a écrit:
Une bonne excuse pour rester dans un canapé, un livre sur les genoux, le doigt dans le nez....

Vu ton para-stalinisme antédiluvien, je ne doute pas un seul instant que tu as (au moins !) l'âge d'être mon père... Néanmoins, ce n'est pas une raison pour te montrer si méprisant ! Laughing


le droit à la paresse a écrit:
Tes extraits pris dans les textes de Lénine forment le socle du Trotskysme et de la IVème internationale

De quelle IVème Internationale ? Il y en a tellement ^^
S'agit-il de la IVème Internationale qu'évoquait Trotsky dans les lignes ci-dessous, datées de 1921 ?!? Laughing

Léon Trotsky a écrit:
Il y a tout lieu de croire que le K.A.P.D., tel qu'il est représenté par ses chefs actuels, aventuriers et anarchistes, ne se soumettra pas à la décision de l'Internationale et, se trouvant ainsi en dehors d'elle, essayera, probablement avec d'autres éléments ''extrémistes de gauche'', de former une IVe Internationale. Notre camarade Kollontaï a soufflé, au cours de notre Congrès, un peu dans la même trompette. Ce n'est un secret pour personne que notre parti constitue pour le moment le levier de l'Internationale Communiste. Cependant la camarade Kollontaï a présenté l'état de choses dans notre parti de telle façon qu'il pourrait sembler que les masses ouvrières, avec la camarade Kollontaï en tête, seront obligées, un mois plus tôt ou plus tard, de faire une " troisième révolution" afin d'établir un "véritable" régime des soviets. Mais pourquoi une troisième et non pas une quatrième, puisque la troisième révolution faite au nom d'un "véritable" régime des soviets a eu déjà lieu au mois de février à Cronstadt ? (...) Il y a encore des extrémistes de gauche en Hollande. Peut-être y en a-t-il encore dans d'autres pays. Je ne sais pas s'ils ont été tous pris en considération. Toujours est-il que leur nombre n'est pas extraordinaire et que c'est le péril de devenir très nombreux qui menacerait le moins une IVe Internationale, si par hasard elle était fondée.




le droit à la paresse a écrit:
Bordiga réfutera à juste titre l'existence d'un capitalisme d'état

À ta place, je serais un peu moins affirmatif...


Amadeo Bordiga a écrit:
Si la Russie toute entière est une orgie de spécialisation, de division despotique du travail dans l’entreprise et dans la société, voire de travail forcé avec déportation des travailleurs réunis dans des camps de travail, ceci n’est pas dû à la canaillerie de Staline, mais au fait qu’il n’y a rien d’autre à faire pour installer la production capitaliste en un temps où, désormais, les étapes séculaires menant de la première manufacture semi-artisanale à la très grande industrie mécanisée sont brûlées. Il n’y a rien d’autre à faire pour mener la lutte contre l’anarchie des entreprises, lutte que trahit chaque ligne des bilans mêmes de l’URSS.

Le capitalisme d’État cherche à combattre l’anarchie de la production, mais produisant des marchandises et se préoccupant des coûts de production, il ne peut le faire qu’en exaspérant le despotisme d’entreprise pesant sur le salariat. Ceci n’a rien d’une administration socialiste. Le socialisme libérera le travailleur, et par conséquent l’homme, d’un même mouvement, de l’anarchie sociale et de l’oppression d’entreprise, de la division du travail et des spécialisations. Cette longue lutte aura pour point de départ l’instant et les secteurs où l’on en aura fini avec le mercantilisme monétaire.

(source: "Dans le tourbillon de l’anarchie mercantile", texte paru dans Battaglia communista, n° 9, 30 avril-15 mai 1952)

Amadeo Bordiga a écrit:
Dans la Russie tsariste la population luttait contre un climat défavorable et une misère inouïe. Mais elle avait pour elle une seule don-née : une basse densité dans les villes comme dans les campagnes : en 1913 la population urbaine représentait 19 pour cent de la population totale.
Il est indiscutable que la construction d'une structure sociale de type capitaliste moderne a pu avancer en Russie davantage dans le domaine des services généraux que dans le domaine technique et économique ; et la prétention suivante doit être tenue pour juste : le nombre des médecins est bien douze fois plus important qu'en 1913. Cela est le résultat direct d'une économie étatisée, d'un capitalisme d'État, et il en est de même dans des branches analogues. Et ce facteur a également combattu les effets de l'urbanisation et de la carence en logements, fait commun à l'Italie qui l'a pourtant surmonté.
Mais qu'en est-il de la mortalité dans le reste du monde ? En Europe de nombreux pays ont un taux de mortalité plus bas que le taux russe officiel de 8,4 et peu sont au-dessus du taux italien de 9 pour mille environ, et pas de beaucoup. La Hollande donne 7,5. La Norvège 8,4. La donnée la pire pour les grands pays est celle de la France : 12, cependant toujours mieux que son 17,4 de 1920.
Les populations blanches séjournant en Afrique jouissent de don-nées extrêmement favorables : jusqu'au 4,6, 4,8 et 4,7 dans l'Union Sud Africaine. En Amérique, le Canada a un taux moindre que le russe : 8,2 et de même quelques pays d'Amérique Centrale. L'Argentine a un taux semblable à celui de la Russie. L'Asie a des taux bas partout ou presque (on ignore les données de la Chine). Le Japon est à 8,2, moins que la Russie, et... Formose est à 8,1. Le Japon, en descendant du 23 de 1920-24 est passé de 100 à 35,4 en 32 ans, ce qui dé-passe le taux avancé par les Russes de 100 à 28 en 43 ans. Les taux du Moyen-Orient dans son ensemble sont très peu élevés : autour de 5. En Océanie les principaux pays ont un taux équivalent au taux italien de 9, et certaines populations blanches des pays de couleur ont des taux extrêmement peu élevés comme en Afrique.
Donc la basse mortalité, et même la diminution de la mortalité, dont on montrerait facilement qu'elle est encore beaucoup plus rapide si l'on pouvait étudier les statistiques du siècle dernier dont nous ne disposons pas, ne servent donc en rien à établir qu'en Russie on soit passé à une forme économique supérieure, originale et particulièrement féconde. La démographie de la Russie suit les lois des modes de production historiques et se conforme aux traits distinctifs de la société capitaliste la plus pure.

(source: Structure économique et sociale de la Russie d’aujourd’hui, deuxième partie (1956))

le droit à la paresse a écrit:
Du temps de l'URSS sous la botte de Staline et de ses successeurs, les directeurs d'usines sont si effrayés de finir dans des camps de travail...

Ton constat ne doit pas faire oublier que des millions et des millions d'exploités ont eux aussi fini dans les camps de travail du stalinisme et de ses variantes. En outre, s'il est certain que les directeurs d'usines avaient peur de la répression stalinienne, cela ne prouve en rien que l'Union dite Soviétique n'était pas capitaliste... Mieux que ça, même : ça le confirme !

Guy Debord a écrit:

104

La bureaucratie restée seule propriétaire d'un capitalisme d'Etat, a d'abord assuré son pouvoir à l'intérieur par une alliance temporaire avec la paysannerie, après Cronstadt, lors de la «nouvelle politique économique», comme elle l'a défendu à l'extérieur en utilisant les ouvriers enrégimentés dans les partis bureaucratiques de la III° International comme force d'appoint de la diplomatie russe, pour saboter tout mouvement révolutionnaire et soutenir des gouvernements bourgeois dont elle escomptait un appui en politique internationale (le pouvoir du Kuo-Min-Tang dans la Chine de 1925-1927, le Front Populaire en Espagne et en France, etc.). Mais la société bureaucratique devait poursuivre son propre achèvement par la terreur exercée sur la paysannerie pour réaliser l'accumulation capitaliste primitive la plus brutale de l'histoire. Cette industrialisation de l'époque stalinienne révèle la réalité dernière la bureaucratie : elle est la continuation du pouvoir de l'économie, le sauvetage de l'essentiel de la société marchande maintenant le travail-marchandise. C'est la preuve de l'économie indépendante, qui domine la société au point de recréer pour ses propres fins la domination de classe qui lui est nécessaire : ce qui revient à dire que la bourgeoisie a créé une puissance autonome qui, tant que subsiste cette autonomie, peut aller jusqu'à se passer d'une bourgeoisie. La bureaucratie totalitaire n'est pas «la dernière classe propriétaire de l'histoire» au sens de Bruno Rizzi, mais seulement une classe dominante de substitution pour l'économie marchande. La propriété privée capitaliste défaillante est remplacée par un sous-produit simplifié, moins diversifié, concentré en propriété collective de la classe bureaucratique. Cette forme sous-développée de classe dominante est aussi l'expression du sous-développement économique ; et n'a d'autre perspective que rattraper le retard de ce développement en certaines régions du monde. C'est le parti ouvrier, organisé selon le modèle bourgeois de la séparation, qui a fourni le cadre hiérarchique-étatique à cette édition supplémentaire de la classe dominante. Anton Ciliga notait dans une prison de Staline que «les questions techniques d'organisation se révélaient être des questions sociales» (Lénine et la Révolution).

105

L'idéologie révolutionnaire, la cohérence du séparé dont le léninisme constitue le plus haut effort volontariste, détenant la gestion d'une réalité qui la repousse, avec le stalinisme reviendra à sa vérité dans l'incohérence. A ce moment l'idéologie n'est plus une arme, mais une fin. Le mensonge qui n'est plus contredit devient folie. La réalité aussi bien que le but sont dissous dans la proclamation idéologique totalitaire : tout ce qu'elle dit est tout ce qui est. C'est un primitivisme local du spectacle, dont le rôle est cependant essentiel dans le développement du spectacle mondial. L'idéologie qui se matérialise ici n'a pas transformé économiquement le monde, comme le capitalisme parvenu au stade de l'abondance ; elle a seulement transformé policièrement la perception.

106

La classe idéologique-totalitaire au pouvoir est le pouvoir d'un monde renversé : plus elle est forte, plus elle affirme qu'elle n'existe pas, et sa force lui sert d'abord à affirmer son inexistence. Elle est modeste sur ce seul point, car son inexistence officielle doit aussi coïncider avec le nec plus ultra du développement historique, que simultanément on devrait à son infaillible commandement. Etalée partout, la bureaucratie doit être la classe invisible pour la conscience, de sorte que c'est toute la vie sociale qui devient démente. L'organisation sociale du mensonge absolu découle de cette contradiction fondamentale.



107

Le stalinisme fut le règne de la terreur dans la classe bureaucratique elle-même. Le terrorisme qui fonde le pouvoir de cette classe doit frapper aussi cette classe, car elle ne possède aucune garantie juridique, aucune existence reconnue en tant que classe propriétaire, qu'elle pourrait étendre à chacun de ses membres. Sa propriété réelle est dissimulée et elle n'est devenue propriétaire que par la voie de la fausse conscience. La fausse conscience ne maintient son pouvoir absolu que par la terreur absolue, où tout vrai motif finit par se perdre. Les membres de la classe bureaucratique au pouvoir n'ont pas le droit de possession sur la société que collectivement, en tant que participant à un mensonge fondamental : il faut qu'ils jouent le rôle du prolétariat dirigeant une société socialiste ; qu'ils soient les acteurs fidèles au texte de l'infidélité idéologique. Mais la participation effective à cet être mensonger doit se voir elle-même reconnue comme une participation véridique. Aucun bureaucrate ne peut soutenir individuellement son droit au pouvoir, car prouver qu'il est un prolétaire socialiste serait se manifester comme le contraire d'un bureaucrate ; et prouver qu'il est un bureaucrate est impossible, puisque la vérité officielle de la bureaucratie est de ne pas être. Ainsi chaque bureaucrate est dans la dépendance absolue d'une garantie centrale de l'idéologie, qui reconnaît une participation collective à son «pouvoir socialiste» de tous les bureaucrates qu'elle n'anéantit pas. Si les bureaucrates pris ensemble décident de tout, la cohésion de leur propre classe ne peut être assurée que par la concentration de leur pouvoir terroriste en une seule personne. Dans cette personne réside la seule vérité pratique du mensonge au pouvoir : la fixation indiscutable de sa frontière toujours rectifiée. Staline décide sans appel qui est finalement bureaucrate possédant ; c'est-à-dire qui doit être appelé «prolétaire au pouvoir» ou bien «traître à la solde du Mikado et Wall Street». Les atomes bureaucratiques ne trouvent l'essence commune de leur droit que dans la personne de Staline. Staline est ce souverain du monde qui se sait de cette façon la personne absolue, pour la conscience de laquelle il n'existe pas d'esprit plus haut. «Le souverain du monde possède la conscience effective de ce qu'il est - la puissance universelle de l'effectivité - dans la violence destructrice qu'il exerce contre le Soi des sujets lui faisant contraste.» En même temps qu'il est puissance qui définit le terrain de la domination, il est « la puissance ravageant ce terrain ».

le droit à la paresse a écrit:
tu expliqueras notre rapport avec la IIème internationale

Le voici, le rapport...

Guy Debord a écrit:

95

Le «marxisme orthodoxe» de la II° Internationale est l'idéologie scientifique de la révolution socialiste, qui identifie toute sa vérité au processus objectif dans l'économie, et au progrès d'une reconnaissance de cette nécessité dans la classe ouvrière éduquée par l'organisation. Cette idéologie retrouve la confiance en la démonstration pédagogique qui avait caractérisé le socialisme utopique, mais assortie d'une référence contemplative au cours de l'histoire : cependant une telle attitude a autant perdu la dimension hégélienne d'une histoire totale qu'elle a perdu l'image immobile de la totalité présente dans la critique utopiste (au plus haut degré, chez Fourier). C'est d'une telle attitude scientifique, qui ne pouvait faire moins que de relancer en symétrie des choix éthiques, que procèdent les fadaises d'Hilferding quand il précise que reconnaître la nécessité du socialisme ne donne pas «d'indication sur l'attitude pratique à adopter. Car c'est une chose de reconnaître une nécessité, et c'en est une autre de se mettre au service de cette nécessité» (Capital financier). Ceux qui ont méconnu que la pensée unitaire de l'histoire, pour Marx et pour le prolétariat révolutionnaire, n'était rien de distinct d'une attitude pratique à adopter, devaient être normalement victimes de la pratique qu'ils avaient simultanément adoptée.

96

L'idéologie de l'organisation social-démocrate la mettait au pouvoir des professeurs qui éduquaient la classe ouvrière, et la forme d'organisation adoptée était la forme adéquate à cet apprentissage passif. La participation des socialistes de la II° Internationale aux luttes politiques et économiques était certes concrète, mais profondément non critique. Elle était menée, au nom de l'illusion révolutionnaire, selon une pratique manifestement réformiste. Ainsi l'idéologie révolutionnaire devait être brisée par le succès même de ceux qui la portaient. La séparation des députés et des journalistes dans le mouvement entraînait vers le mode de vie bourgeois ceux qui étaient recrutés parmi les intellectuels bourgeois. La bureaucratie syndicale constituait en courtiers de la force de travail, à vendre comme marchandise à son juste prix, ceux mêmes qui étaient recrutés à partir des luttes des ouvriers industriels, et extraits d'eux. Pour que leur activité à tous gardât quelque chose de révolutionnaire, il eût fallu que le capitalisme se trouvât opportunément incapable de supporter économiquement ce réformisme qu'il tolérait politiquement dans leur agitation légaliste. C'est une telle incompatibilité que leur science garantissait ; et que l'histoire démentait à tout instant.

97

Cette contradiction dont Bernstein, parce qu'il était le social-démocrate le plus éloigné de l'idéologie politique et le plus franchement rallié à la méthodologie de la science bourgeoise, eut l'honnêteté de vouloir montrer la réalité - et le mouvement réformiste des ouvriers anglais, en se passant d'idéologie révolutionnaire, l'avait montré aussi - ne devait pourtant être démontrée sans réplique que par le développement historique. Bernstein, quoique plein d'illusions par ailleurs, avait nié qu'une crise de la production capitaliste vînt miraculeusement forcer la main aux socialistes qui ne voulaient hériter de la révolution que par un tel sacre légitime. Le moment de profond bouleversement social qui surgit avec la première guerre mondiale, encore qu'il fût fertile en prise de conscience, démontra deux fois que la hiérarchie social-démocrate n'avait pas éduqué révolutionnairement, n'avait nullement rendu théoriciens, les ouvriers allemands : d'abord quand la grande majorité du parti se rallia à la guerre impérialiste, ensuite quand, dans la défaite, elle écrasa les révolutionnaires spartakistes. L'ex-ouvrier Ebert croyait encore au péché, puisqu'il avouait haïr la révolution «comme le péché». Et le même dirigeant se montra bon précurseur de la représentation socialiste qui devait peu après s'opposer en ennemi absolu au prolétariat de Russie et d'ailleurs, en formulant l'exact programme de cette nouvelle aliénation : «Le socialisme veut dire travailler beaucoup.»

98

Lénine n'a été, comme penseur marxiste, que le kautskiste fidèle et conséquent, qui appliquait l'idéologie révolutionnaire de ce « marxisme orthodoxe » dans les conditions russes, conditions, qui ne permettaient pas la pratique réformiste que la II° Internationale menait en contrepartie. La direction extérieure du prolétariat, agissant au moyen d'un parti clandestin discipliné, soumis aux intellectuels qui sont devenus «révolutionnaires professionnels», constitue ici une profession qui ne veut pactiser avec aucune profession dirigeante de la société capitaliste (le régime politique tsariste étant d'ailleurs incapable d'offrir une telle ouverture dont la base est un stade avancé du pouvoir de la bourgeoisie). Elle devient donc la profession de la direction absolue de la société.

99

Le radicalisme idéologique autoritaire des bolcheviks s'est déployé à l'échelle mondiale avec la guerre et l'effondrement de la social-démocratie internationale devant la guerre. La fin sanglante des illusions démocratiques du mouvement ouvrier avait fait du monde entier une Russie, et le bolchévisme, régnant sur la première rupture révolutionnaire qu'avait amené cette époque de crise, offrait au prolétariat de tous les pays son modèle hiérarchique et idéologique, pour «parler en russe» à la classe dominante. Lénine n'a pas reproché au marxisme de la II° Internationale d'être une idéologie révolutionnaire, mais d'avoir cessé de l'être.

100

Le même moment historique, où le bolchevisme a triomphé pour lui-même en Russie, et où la social-démocratie a combattu victorieusement pour le vieux monde, marque la naissance achevée d'un ordre des choses qui est au cœur de la domination du spectacle moderne : la représentation ouvrière s'est opposée radicalement à la classe.




Au fait, c'est quoi ton organisation ? La LTF ?

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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Ven 11 Fév - 18:42:39

Trotsko-stalinien ayant trouvé un job peinard et bien payé comme directeur d'un camp de rééducation au Vietnam, je profite désormais de mon "droit à la paresse" pour aider bénévolement le gouvernement d'Hanoï dans sa traque des gauchistes lol!
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sheerk



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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   Sam 5 Mar - 19:06:25

le droit à la paresse a écrit:


Voila des situations bien difficile pour l'ultra gauche qui refuse par pureté idéologique d'aider les masses trompées depuis des décennies par les directions réformistes, en créant un parti révolutionnaire.
Une bonne excuse pour rester dans un canapé, un livre sur les genoux, le doigt dans le nez....

Il est vrai que "l'ultra-gauche" pour une partie refusait l'idée d'un parti, voir même d'organisation, mais pas tous là c'est toi qui fait pour reprendre l'expression utilisé plus haut du : para-stalinisme.
Maintenant il est mal venu de critiquer "l'ultra-gauche" et sa pureté idéologique, quant on se dit "trostkyste" et partisan d'un parti "léniniste" parce que déjà rien que le léninisme c'est une religion... En plus ces 2 termes laisse déjà présagé un certain culte de la personnalité. Le terme "marxiste" j'ai aussi un peu du mal.


A part ça "le droit à la paresse" n'était absolument pas compatible avec la militarisation du travail prôné par Trotsky.
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MessageSujet: Re: En finir avec la bourgeoisie et son système capitaliste!   

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